Le livre

sommaire.jpgCet homme qui a œuvré dans Ripaille, groupe français à l’origine d’un album-culte dans les 70’ et dans bien d’autres aventures musicales est finalement parti “pour nourrir les chanteurs et tous leurs porte-flingues” comme il le chante lui-même. Il nous ouvre ici les portes de ses archives, de son cœur et nous invite à sa table. Un véritable festin du dimanche, une vraie belle histoire… Il déroule à travers 120 pages toute une vie de cuisinier sur la route, au service des plus grands musiciens de ce monde… Pink Floyd, James Brown ou les Choeurs de l’Armée Rouge !…

Et ici, comme dans le cochon, tout est bon ! La cuisine mobile qui perd une roue en pleine vitesse, le studio du Château d’Hérouville et ses effets spéciaux, le blues du Fort Boyard, les instants partagés avec Fleetwood Mac, Bowie, Prince, Gainsbourg, Patrick Sebastien ou William Sheller...

C'est comme la meilleure des agapes, tendre et craquant à la fois, parfois pimenté mais toujours sans aigreur… Des anecdotes succulentes faites de touches épicées, de notes salées, de douceurs sucrées, jamais de mauvais goût…


GG se raconte ici sans fioritures, avec parfois la petite persillade qui arrondit le goût amer de certaines rencontres qu’il aurait peut-être avec le recul préféré ne pas faire…Mais n’imaginez pas un seul instant entendre ici des « c’était mieux avant »… pas pour notre homme qui a bel et bien quitté fourneaux et casseroles pour écrire cet ouvrage et retourner en studio afin de nous livrer un très bel album pop-rock enregistré avec le gratin de la scène nantaise et quelques invités inattendus. Il passe ainsi sur le grill 14 chansons, une par chapitre, pour chanter sans nostalgie mais émotion chacune de ses histoires sur un CD glissé à la fin du livre.

Alors, un petit coup de chaque côté et hop, c’est prêt, à table… Bon appétit à tous ! Laurent CHARLIOT.


 C'est une histoire d'hommes. Ceux-là viennent de l'Est et n'ont pas beaucoup de distractions pendant cette tournée des choeurs de l'Armée Rouge...Ils n'ont même pas droit au vin à table, mais je deviens leur ami, détenteur exclusif du seul plaisir autorisé: bien manger. Et je leur mets du Bordeaux dans des bouteilles de Coca qu'ils emportent discrètement à l'hotel après le concert.

Le dernier soir, ils me remercient en me portant sur scène avec eux pour chanter Kalinka !

 

En résumé, pendant ce festival à la programmation très variée, Yvette Horner monte sur scène pendant la balance des Stray Cats.

La police municipale qui a forcé sur les patisseries illicites les rejoint et contribue largement à ce spectacle qui restera gravé dans ma mémoire. 

 

La Rochelle m'avait joué de vilains tours quand j'étais chanteur au Casino et je n'y suis pas retourné pendant dix ans. Mas la farce a pris d'autres formes quand j'ai voulu m'y installer. Il y a beaucoup d'humoristes là-bas et l'évènement du Rallye d'Automne m'en a fait apprécier les talents.

Un de ces boute-en-train s'est amusé en douce à saler à outrance les quatre vingt galettes charentaises que j'avais commandées pour le banquet ! Ca n'a pas plu aux mille personnes qui attendaient le dessert...

LE CD (Extraits)


Autant en emporte le ventre (Aller)

Direct au coeur de l'action ! Grosse tournée, routes de nuit sans sommeil. Pas besoin de se réveiller, on ne dort jamais. Je perds une roue, puis une deuxième éclate...La cuisine mobile s'immobilise...au milieu de l'autoroute... Et on m'attend à 200 kms de là pour préparer 150 repas avant le spectacle.


 

Au Paris Orléans

Flash-back. Le premier départ, c'est de cette brasserie du 14 ème, le Paris-Orléans, un soir de forte pluie. Je me sens seul et vulnérable face à cette nouvelle vie que je vais bientôt connaître... 


 

LA SOUPE A LULU avec les choeurs de l'école DIWAN

Printemps de Bourges. Juste le souvenir d'un potage commandé par un Papa attentionné qui  me demande une casserole transparente pour que son fils puisse voir cuire les beaux légumes! Autour du fourneau, Serge Gainsbourg, son p'tit Lulu et moi observons émerveillés s'operer l'alchimie du végétal...


 

A TOUS LES CONS QUI M'ONT FAIT CH...!

Petit poème à leur usage:
Quand ils seront retournés dans leur anonymat, que je s'rai plus responsable de leurs petits cacas, ils diront sanglotant, Dieu nous damne, c'était pas si dégueu la cuisine à Duchemann !


 

QUAND LE POT DE MIEL DE Melle PATRICIA CASSE

Difficile de faire plus autoritaire. Si elle n'a pas de miel, elle ne chante pas ! C'est loin d'être mon meilleur souvenir mais j'en ai tiré une caricature bien plus fun que la réalité: la grande prêtresse exécute son numéro jusqu'à ce que le verre se brise...comme l'image de Patricia dans mes rêves les plus fous !

 
 
 
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