Quand je me ballade dans ma vie...

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Après quelques apparitions comme chanteur sur les scènes du Club Med, je mets mon grain de sel dans quelques expériences musicales et j'enregistre mes premières maquettes au Château d’Hérouville , studio mythique de renommée internationale, habité par les ondes créatrices des Bee Gees, David Bowie, Elton John et bien d’autres. Puis, afin de concrétiser mon attirance pour ce qu’on appelle le «rock progressif», je participe à la formation de Ripaille, singulier mélange de musiciens nantais et brestois qui en font un des groupes phares de cette tendance. «La vieille que l’on brûla», premier album dont je suis l’instigateur raconte déjà une histoire de sorcières et a été réédité en CD chez Muséa  avec en bonus trois titres du second opus «Ah ! Faut profiter tant qu’on peut ...»

 

Les années "Château"

 

 

 

Il se dit que mon savoir-faire culinaire rivalise avec mon talent d’auteur et de musicien. C’est la raison pour laquelle Laurent Thibault me propose de devenir le cuisinier officiel du Château d’Hérouville pour une période indéterminée et m'offre en même temps un terrain propice à mes travaux musicaux . Pendant deux ans, tout en continuant à écrire, j'accueille et je nourris la scène internationale dans cet endroit magique qui me laissera bien des souvenirs, quelques chansons et des rencontres comme celle avec Vassiliu . Il manque un titre à Pierre pour clore son album « Le cadeau ». Ainsi, nous voilà tous les deux au studio. Il en sortira cette curieuse chanson aux choeurs déglingués et au titre en forme de question:»Est ce qu’on peut voler ? »

Castelhemis

 

Exit le Château pour raisons économiques et retour à la vie de saltimbanque, le circuit des jingles publicitaires et alimentaires qui me permettent de reprendre mon chemin artistique. Ce sont aussi les retrouvailles avec Michel Corringe  dont la rencontre ne date pas d’hier. Celui-ci vient de sortir un album et recherche des musiciens pour l’accompagner en tournée. C’est le début d’une collaboration étroite et je tiens les claviers derrière Michel durant toute cette période. En outre, j' occupe la première partie du spectacle en chantant mes propres chansons.

Puis, c’est le retour en Bretagne, ma terre d’adoption.  J' y croise un autre chanteur «parisien du Sud Ouest» expatrié, je veux parler de Castelhemis.  Nous sommes alors au début de la «Castelhemismania» et celui-ci recherche un claviériste pour étoffer sa formation. Je réponds présent et ramasse la mise pour trois années de salles pleines et de succès intense. J' aurai également le privilège comme avec Michel Corringe  de chanter mes chansons en première partie des concerts.

 

Conjointement, je signe un contrat de disques avec Flarenasch  et j'enregistre un single «50 étoiles» qui pour des raisons obscures, au dernier moment ne sortira pas ! La déception est grande alors, un régisseur de mes amis comprenant ma détresse et connaissant mon passé au Château me propose deux mois de tournée avec Touré Kunda pour m’occuper de l’intendance, un intermède«alimentaire» qui devait durer quelques semaines et se prolongera jusqu’à la fin du XX ème siècle et bien au delà...

Le film d'AUTANT EN EMPORTE LE VENTRE par Franck E. GILBERT

 

Finalement, je suivrai pendant plus de vingt ans ans les tournées, spectacles et tournages pour nourrir au vrai sens du terme tout le Gotha du show biz international et je publie en 2012 « Autant en emporte le ventre » ce CD de quatorze chansons Pop Rock racontant mes aventures culinaires. La liste serait trop longue mais citons entre autres Bob Dylan, Prince,  Michaël Jackson, Pink Floyd, le Château d’Hérouville pendant deux ans et la télé : Patrick Sébastien, le Fort Boyard, tous les grands festivals depuis les années 90, Francofolies, Printemps de Bourges, et les Eurocks de Belfort...

L’’abondance des anecdotes a fini par m'imposer   d’en faire un livre, un très bel ouvrage de 120 pages présenté comme un carnet de voyages avec le CD à l’intérieur : Ci-contre le  charmant vidéo-reportage de Franck Gilbert consacré à l’histoire d’ Autant en emporte le ventre et à ma pomme...

Derrière les nuages...

 

A l’Automne 2013, je sors de mon épopée culinaire au coeur du showbiz. « Depuis, me voilà «chanteur à histoires», infatigable voyageur de l’esprit et je m'inscris dans une autre dimension, plus onirique et résolument hors des sentiers battus...Ainsi, l’univers de mon nouvel album "Derrière les nuages" est à l’image de la pochette, de grands espaces comme ceux que j'ai rencontré en Islande, mon pays de prédilection. On y entend aussi des éléments incongrus et surprenants qui  tiennent en haleine jusqu’à la fin de la face B, car il y a deux faces sur ce disque parce qu’il est vinyle jusqu’au fond du sillon comme pour graver cette nouvelle histoire sur un support adapté à la musique de ce concept-album au vrai sens du terme...

 

 

Mo Mercier

Isa Somparé

GG Duchemann et le tableau original

L'équipe de choc !

 

 

Le fil rouge de "Derrière les nuages", c’est une rencontre ou réalité et fiction s’entremêlent... A ce moment de mon parcours, je crois avoir trouvé celle qui par le charme et la beauté de son chant va me débarrasser définitivement de mes démons et m' apporter la paix. Très vite, nous formons un duo et on casse la baraque au Cabaret des trois plumes...C’est le succès qui s’arrêtera tout net le jour où elle disparait totalement, me laissant à mon désarroi et à mon piano dingue! A t-elle jamais existé ? Pour illustrer le propos, je referme la boucle d'un cycle de 40 années en m'entourant de mes complices de Ripaille et j'enrobe mes arrangements de très belles voix féminines présentes sur presque toutes les chansons en contraste permanent avec la mienne, rugueuse comme jamais et tendre à la fois, le miroir de mon âme ...